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jeudi 16 juillet 2009

La légende des premiers dauphins

Il était une fois un polynésien. Depuis la mort de sa femme, ses six enfants étaient ce qui lui paraissait le plus important dans sa vie, et il passait son temps avec eux. Un jour, il décide d'aller avec eux pêcher dans le lagon. Ensemble, ils ramassent des "pahua, maôa, vana" (burgaus et oursins), et ils pêchent quelques poissons, des "paihere, roï, iihi" et "ume" (carangue, loche, rouget et nason).

Content de la journée, le papa a proposé un concours de plongée aux enfants : le gagnant aura la plus grosse portion de "poe" au repas du soir. Les six enfants plongent ensemble hors du bateau. Le papa commence à compter les secondes:
- hoê, piti, toru, maha ...(un, deux, trois, quatre...).
Il est très fier de ses enfants :
- Mes enfants sont les meilleurs, ils sont tous de bons plongeurs !
Mais il attend si longtemps qu’il commence à s’inquiéter.. Il a maintenant très peur pour ses enfants:
- Ah! Mes enfants, où êtes vous? Vous restez trop longtemps dans l’eau !
Et désespéré, il se jette dans le fond de son bateau ; il pleure parce qu’il est impossible aux humains de rester si longtemps sous l'eau, ils sont sûrement noyés. Il se sent mourir de douleur, quand, soudain : six animaux qu'il n'a encore jamais vus jaillissent hors de l'eau ! Ils font des vrilles, "taviriviri", et ils retombent dans l'eau avec de gros ploufs. Ils nagent autrement que les poissons, et ils viennent respirer de l'air à la surface de la mer.
Ils ont de grands sourires sur leur bec, et ils jouent gaiement devant lui ... Brusquement, il comprend que ces animaux sont ses propres enfants, qui se sont transformés.

Les humains ne peuvent pas rester sous l'eau de nombreuses minutes, mais ses enfants sont devenus ces animaux marins, et ils le peuvent.
Et parce qu'ils étaient humains auparavant, ils aiment les hommes.
C'est pourquoi, aujourd'hui encore, ils les aiment et veulent jouer avec eux, rester auprès d'eux, leur donner un peu de joie.
Ils sont les dauphins, "te mau ôuà"

lundi 6 juillet 2009

Heiva i Tahiti

Tous les ans, de fin juin à fin juillet se déroule le Heiva. C'est la manifestation culturelle à ne pas manquer. Au programme, Chants, danses et sports polynésiens.

© Copyright - HEIVA NUI

Le programme c'est par ici : Heiva 2009

Deux petites vidéos de la meilleure danseuse et du meilleur danseur du Heiva 2008:


dimanche 5 avril 2009

La légende de Mou'a Puta

Mou'a Puta, la montagne percée de Moorea, a la forme d'un visage tourné vers le ciel avec un "percing" sous le nez, voici sa légende:

Une nuit, Hiro et sa bande de voleurs, venant de Ra'iatea, arrivèrent à Moorea pour voler le mont Rotui. Ils attachèrent de longues lianes au sommet de la montagne et commencèrent à la tirer. Ils réussirent à détacher cette portion de l'île comme en témoigne encore les deux baies.


Pai, qui se trouvait à Punaauia, fut réveillé par ses parents adoptifs qui venaient de voir cette scène en songe. Pai alors se leva, gravit la colline Tata'a et jeta sa lance sur Moorea. Après avoir traversé la mer, il perça un grand trou dans un sommet, connu depuis sous le nom de Mou'a-puta (Montagne-percée). Continuant son chemin comme un météore, la lance arriva dans le sud de Raiatea et se ficha dans le sommet d'une colline restée échancrée depuis. Les coqs de Moorea, réveillés par les vibrations de la lance, se mirent à chanter de tous côtés, ce qui incita les voleurs à s'enfuir au plus vite, craignant le lever du jour.

Cependant Hiro et sa bande réussirent à arracher, sur les flancs du Rotui, une colline en forme de cône qu'ils emmenèrent à Ra'iatea et qu'ils installèrent non loin du rivage de Opoa.

Cette colline s'y trouve toujours. Elle est couverte de petits toa, arbres de fer, semblables à ceux du mont Rotui et contrastant étrangement avec végétation environnante.

lundi 26 janvier 2009

Un peu de musique

Polynésie sélectionnée dans Musique et Clips

mercredi 21 janvier 2009

La légende du lézard jaune de Moorea

Cette légende raconte l’origine du nom de l’île de Moorea qui signifie "le lézard jaune" (moo:le lézard, rearea:jaune)


Autrefois, Temaiatea et son épouse demeuraient à Tupuai-Manu qui s’appelle désormais Maiao. La femme tomba enceinte et accoucha d’un œuf. L’époux prit l’œuf et le porta dans une petite grotte du rivage nommée Vaionini où il le déposa.
Une nuit, la femme eut une vision dans son sommeil. Elle vit qu’elle avait mis au monde un garçon tout jaune. Elle se réveilla et raconta ce songe à son époux. Quand vint le jour, l’homme partit observer l’œuf qu’il avait laissé dans la grotte. Les lieux atteints, il constata que l’œuf avait éclos : c’était un bébé lézard.
Temaiatea donna à ce lézard le nom de Moo-rea.
Lui et sa femme nourrirent Moo-rea dans cette petite grotte jusqu’à ce qu’il soit grand. Il devint un lézard énorme.
C’est pourquoi la femme prit peur et qu’elle dit à son époux :
«Il nous faut abandonner Moo-rea , sinon, bientôt, il nous mangera. »
Le mari n’accepta pas, disant :
« C’est tout de même notre fils aîné ! »


Mais comme la femme insistait, l’homme construisit une pirogue pour eux deux, ils montèrent à bord de cette pirogue, ramèrent en direction du levant jusqu’à Tahiti.
Quant à Moo-rea, il ne cessait de se morfondre en pensant à ses parents qui l’avaient nourri.
Et comme cela faisait longtemps que les Temaiatea ne lui avaient pas apporté à manger, il sut qu’on l’avait abandonné . Il se jeta à la mer et nagea vers le levant.
Lorsque Moo-rea eut perdu la terre de vue, il affronta le courant Teara-Veri(¹), puis en sortit. Ce courant n’est pas hérissé de vaguelettes mais sa course est comme celle du scolopendre.
Moo-rea fit face à un second courant que l’on appelle Tefara(²) car c’est un courant « épineux » comme le pandanus. Moo-rea se dégagea de ce courant mais il était épuisé.
Il affronta un troisième courant nommé Tepua(³) car c’est un courant puissant : l’écume de la mer est comme de la mousse de savon. C’est dans ce courant que Moo-rea trouva la mort. Son corps dériva et s’échoua à Aimeho (ancien nom de l’île de Moorea).
Au petit matin, deux hommes partirent à la pêche. Lorsqu’ils parvinrent au rivage, ils virent cette énorme chose gisant sur le sable, ils coururent avertir les gens en criant :
« Un lézard jaune ! Un lézard jaune ! »

Depuis ce jour on nomme Aimeho, Moo-rea c’est à dire Moorea.


(¹)Te veri : le scolopendre ou cent-pieds.
(²)Te fara : le pandanus.
(³)Te pu’a : le bloc de savon.

mardi 13 janvier 2009

Petit lexique de tahitien - Episode 1

En Polynésie française, on parle, entre autres, le français et le tahitien (langues officielles).
C'est pourquoi, je vous propose de découvrir le tahitien dans ce petit lexique qui s'enrichira au fur et à mesure de mes progrès ( et y a de la marge ...).

La prononciation : le "h" est aspiré, le "r" roulé, le "e" se prononce "é" et le "u" se prononce "ou".

ia orana : bonjour
maeva : bienvenue
nana : au revoir
manuia : à ta santé (en trinquant)
fenua : terre, pays
vahine : femme
tane : homme, mari
popa'a : non polynésien
fiu : état de lassitude, d'ennui, manque de motivation.
"J'suis fiu" pourrait se traduire par "j'ai pas la patate", et "j'suis fiu de..." par "j'en ai marre de..." :)

La suite au prochain épisode.